
Les mandats d’arrêt ont été lancés vendredi et divulgués sur les réseaux sociaux en fin de semaine. Les responsables sont accusés de détournement de fonds ou d’équipements liés au Centre national des équipements d’Haïti, qui est chargé d’utiliser des machines lourdes pour des tâches telles que la construction de routes ou le déblayage des décombres, notamment après un tremblement de terre.
Parmi les personnes visées par les mandats d’arrêt figurent les anciens présidents Michel Martelly et Jocelerme Privert, ainsi que les anciens premiers ministres Laurent Lamothe, Jean-Michel Lapin, Evans Paul et Jean-Henry Céant. L’ancien premier ministre Claude Joseph, qui était au pouvoir lorsque le président Jovenel Moïse a été assassiné en juillet 2021, est également accusé.
Aucune des personnes citées dans les mandats d’arrêt n’a pu être jointe dans l’immédiat pour commenter, bien que MM. Privert, Lapin et Joseph aient publié des déclarations niant les allégations. Personne n’a été arrêté dans cette affaire. Le juge demande que les accusés le rencontrent pour un interrogatoire pendant que l’enquête se poursuit, mais seul Claude Joseph a jusqu’à présent comparu devant le tribunal. Il est courant que des responsables du gouvernement haïtien accusés dans une affaire pénale ou civile ignorent systématiquement les mandats d’arrêt ou les demandes d’interrogatoire. Ils ne s’exposent alors à aucune sanction, car ils accusent les juges de persécution politique.
Il est également rare qu’un haut responsable haïtien soit accusé de corruption, et encore moins jugé pour ce crime
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